Ces wagons furent construits en Angleterre par la Metropolitan Amalgamated Railway Carriage and Wagon Company Ltd. à Birmingham (usine de Saltley). Le terme de « amalgamated » indique une fusion de trois constructeurs locaux qui eut lieu en 1902.

Les wagons furent livrés à plus de 4000 exemplaires sur le sol français entre 1916 et 1918. Il y en eut de différents types, et les seuls exemplaires subsistant sont des wagons couverts, du moins pour ce qu’on en sait. Ces wagons pouvaient parfois être des caisses seules, leur longueur  pouvant être de 6,05 m, 7,05 m, 8,05 m, à monter sur des châssis de récupération de tous ordres.

En 1950 la SNCF comptait 3928 exemplaires dans ses effectifs. L’Armée en possédait également, en quantité inconnue. La dernière base à en être pourvue fut l’ETAMAT de Salbris, qui les céda à des associations en 2011.

Plusieurs Saltley préservés en France se reconnaissent par leur contreventement en éventail (cette esthétique particulière semble pouvoir se retrouver aussi sur des wagons de la même époque dans d’autres pays tels que l’Allemagne ou la Serbie, mais ce point reste à vérifier ; des confusions sur les origines de ces wagons ont en tout cas pu avoir lieu.).

Cependant, un exemplaire 100% Saltley (au CFVE) n’est pas pourvu de contreventement, ce qui interroge sur les couverts avec contreventements, qui pourraient être des caisses fournies sans châssis. Ce point est également à vérifier.

D’autres part, le fait que Saltley ait fourni seulement des caisses a conduit à les monter sur des châssis de récupération, venus de divers réseaux français, voire même d’Allemagne (récupérés comme prise de guerre ou dommage de guerre). Ainsi il pourrait exister plusieurs wagons couverts « hybrides » et selon des assemblages variés.

On ne sait pas exactement combien il subsiste de couverts Saltley actuellement, ni leurs aspects théoriques d’origine, car ce sujet ne semble pas avoir fait l’objet de publications.

Les wagons Saltley recensés