Si PFF est né d’une simple liste de machines à vapeur préservée, c’est aujourd’hui un recensement rendu possible uniquement par des apports spontanés et occasionnels de différents contributeurs, qui signalent du matériel stationné dans un recoin, ou bien du matériel qui vit un changement de situation (transfert, restauration, ou parfois destruction).

Les associations de préservation communiquent rarement la composition détaillées de leur parc roulant. Il est donc nécessaire d’aller à la pêche. C’est parfois fastidieux : une seule fiche peut demander 1 mn de saisie de texte, mais peut parfois nécessiter 20 mn de recherches pour recouper des informations parcellaires ou approximatives. Quant à la collecte de photos, elle exige d’avoir non seulement l’identification du sujet, mais aussi d’annoter le lieu et la date de la prise de vue, sans quoi le traçage du matériel concerné est rendu difficile.

Au fil des disponibilités personnelles (temps libre), PFF avance par à-coups, augmentant d’une centaine de fiches en trois jours, puis restant statique pendant plusieurs semaines… Questions de priorités, parfois personnelles, parfois aussi dûes à d’autres activités en faveur de la préservation du patrimoine ferroviaire.

De temps à autres des bénévoles se sont proposés pour contribuer au recensement, mais peu on tenu dans la durée, pour la simple raison que le recensement sur PFF exige une certaine austérité. Un seul tenu sur plusieurs mois à la fin de 2018, pour ensuite devenir contributeur dûment enregistré sur PFF.

QUI FAIT QUOI ?

Alain Cassagnau

Devenu ferrovipathe en 1974 à l’occasion du passage en Gare St-Jean à Bordeaux de la 241-P-9, je réalise mon premier document ferroviaire : une bande son de l’arrivée de la machine. Le lendemain, Paul Larroque tournait un film 8 mm du départ de la même machine. A cette époque nous ne nous connaissions pas. Mais 35 ans plus tard nous étions tous deux membres de la AAATV Midi-Pyrénées, et au moment de réaliser un DVD sur la machine, nous avons fusionné le film muet et la bande son ! Le monde est petit et le temps est court…

Entre temps, j’avais été membre du Train Touristique de Guîtres où j’ai appris la chauffe et la conduite de machines à vapeur. En 2005 je mis en ligne la première version de PFF… Je fus aussi membre du CFTLP où j’ai vécu de grands moments. En 2008, avec la AAATV Midi-Pyrénées, j’ai vécu le transfert particulièrement épique de la 241-P-9 de Guître à Bordeaux puis son départ vers Toulouse. En 2010 Jacques Willigens me proposa de co-fonder le « Cercle Historique du Rail Français » qui édite la revue « Rails d’Autrefois », devenue depuis une référence documentaire. En 2018, étant également membre du Train des Mouettes, j’ai recréé les marquages de cinq wagons USA 1918 qui ont fait l’objet d’un événement absolument réjouissant en Juin 2019.

Résidant à Bordeaux, ville où le patrimoine ferroviaire roulant est inexistant, j’ai co-fondé et je préside l’association Mémoire Ferroviaire de Bordeaux. Nous avons réussi le sauvetage du dernier wagon ancien subsistant à Bordeaux : un wagon couvert Etat II, et depuis l’été 2018 nous tâchons de lancer d’autres projets, comme la restauration de la voiture A8 allégée Etat de la collection Léchelle.

Matthieu Dupuis

Membre du MTVS, il a commencé fin 2018 sur PFF en travaillant à la détection des fiches en doublons, tâche ingrate s’il en est ! Efficace et expérimenté, Mathieu est aussi opiniâtre dans la durée, qualité rare de nos jours et indispensable dans les associations à vocation patrimoniale, donc également sur PFF. Depuis début 2019, Matthieu ajoute lui-même du contenu au site par ses découvertes et investigations. La qualité de sa contribution et son application rigoureuse du « protocole » de saisie sur PFF est un atout supplémentaire pour continuer de faire de ce site une référence désormais incontournable.